asthme·plongée

Plongée en scaphandre · mise à jour novembre 2026

Asthme et plongée sous-marine

Oui, c'est possible.
Pas n'importe comment.

L'asthme n'est plus une contre-indication absolue à la plongée en scaphandre. En France, un asthme léger ou parfaitement contrôlé, sans crise modérée ou grave ni crise brutale, sans asthme d'effort ni au froid, avec une spirométrie normale, permet de l'envisager après l'avis d'un pneumologue 1.

Descendre

L'essentiel en chiffres

Quatre repères pour comprendre la question

Qui plonge ? 8,7 %

des 322 plongeurs de loisir d'une enquête germanophone déclaraient un asthme, souvent gênant et peu traité 3. Interdits ou non, des asthmatiques plongent.

À 10 mètres × 2

La pression double déjà : le détendeur vous donne un air deux fois plus dense, et vos poumons en contiennent deux fois plus. Si cet air reste piégé, il double de volume en remontant les dix derniers mètres.

À 30 mètres − 50 %

La ventilation maximale mesurée en caisson baisse de plus de moitié, parce que l'air respiré est quatre fois plus dense 4. Un asthme gêné en surface l'est davantage au fond.

Le jour J 48 h

sans aucun symptôme avant de plonger ; après une crise, jusqu'à 7 jours si nécessaire : c'est la règle française 5.

L'asthme en bref

L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches. Elle se manifeste par des symptômes qui vont et viennent (sifflements, essoufflement, oppression, toux) et par une obstruction des bronches variable, qui se lève spontanément ou sous traitement 6. Environ 6 % des adultes ont un asthme actuel en France 7 8.

Les déclencheurs sont nombreux : allergènes, tabac et pollution, infections, air froid et sec, effort, certains médicaments comme l'aspirine et les anti-inflammatoires. L'air froid et sec et l'effort sont justement ceux de la plongée.

Le diagnostic repose sur la spirométrie : un rapport VEMS/CVF abaissé, et un VEMS qui augmente d'au moins 12 % et 200 mL après un bronchodilatateur. Si la spirométrie est normale, un test à la méthacholine, ou un test d'effort quand les symptômes surviennent à l'effort, peut révéler l'hyperréactivité bronchique 9.

Courbe débit-volume normale et courbe d'un trouble ventilatoire obstructif Volume expiré (L) Débit (L/s) 0 Normale : pic net Obstructive : pic bas DEP CVF CVF
Courbe débit-volume, schéma : la courbe normale monte à un pic net puis descend en ligne droite ; celle d’un trouble ventilatoire obstructif a un pic plus bas et une descente creusée. DEP : débit expiratoire de pointe ; CVF : capacité vitale forcée.

Puis-je plonger ?

Quelques questions, une réponse immédiate

Ce questionnaire reprend les critères de la FFESSM pour l'asthmatique 1. Il vous dit où vous en êtes et qui consulter ; il ne remplace ni la consultation ni la spirométrie, et seul un médecin peut signer le certificat.

Avez-vous de l'asthme, ou en avez-vous eu, même dans l'enfance ?

Répondez aux questions

Le résultat s'affiche ici à chaque réponse.

Rien n'est enregistré ni envoyé : tout se calcule dans votre navigateur.

Le parcours, selon qui vous êtes

Du premier rendez-vous au premier palier

  1. Généraliste, médecin du sport ou de plongée

    Le premier examen

    Questions sur votre asthme (même ancien) et vos traitements, examen complet avec une attention particulière aux oreilles, aux sinus et aux dents 11, recherche des autres contre-indications 12.

  2. Pneumologue · obligatoire

    La spirométrie

    Toute notion d'asthme, même dans l'enfance, passe par le pneumologue 5. Il fait une spirométrie (courbe débit-volume), souvent avec un test au bronchodilatateur, et rend un avis écrit. La FFESSM lui propose un modèle de courrier 13.

  3. Médecin de plongée, en pratique

    Le certificat

    Le certificat d'absence de contre-indication est valable un an. Il devient caduc si votre santé change ou après un accident de plongée ; le certificat de reprise après un accident est réservé à un médecin fédéral, de plongée ou du sport 14. Pour l'asthme, mieux vaut un médecin fédéral ou diplômé de médecine de plongée (voir l'encadré ci-dessous).

  4. Vous, à chaque sortie

    Plonger et surveiller

    • Aucun symptôme dans les 48 heures avant la plongée.
    • Débit de pointe pas plus de 10 % sous votre meilleure valeur 4 10.
    • Spray de secours sur le bateau.
    • Spirométrie une à trois fois par an 10.
Qui peut signer le certificat d'un asthmatique ? Le règlement médical de la FFESSM voté en 2025 dit que le certificat de plongée « peut être établi par tout médecin » 14. Mais la liste des contre-indications de juin 2025 marque l'asthme d'une étoile, qui réserve le certificat à un « médecin spécifique » 12, et le courrier de la FFESSM prévoit que le pneumologue transmette ses conclusions au médecin fédéral 13. Le plus sûr : un médecin fédéral ou titulaire d'un diplôme de médecine subaquatique, muni de l'avis du pneumologue.

Ce que la pression fait aux poumons

Faites descendre le plongeur

Pression ambiante1,0 bar
Air contenu dans 6 L de poumons (mesuré en surface)6 L
Densité de l'air respiré× 1,0
Pressions partielles O₂ · N₂ (bar)0,21 · 0,79
Pourquoi le bronchospasme est dangereux en remontant. Faites descendre le plongeur : vous verrez ce que devient, à la remontée, 1 litre d'air piégé derrière une bronche fermée. Le poumon ne peut pas encaisser cette expansion : c'est la surpression pulmonaire 21.

Calcul simplifié : 1 bar de plus tous les 10 m d'eau, air à 21 % d'oxygène et 79 % d'azote, loi de Boyle-Mariotte (pression × volume = constante).

Les six effets de la plongée sur la respiration

1Pression et volume

La pression augmente d'environ 1 bar tous les 10 mètres. Le volume d'un gaz varie à l'inverse de la pression : il se comprime à la descente et se dilate à la remontée, dans les poumons comme dans les sinus, l'oreille moyenne ou l'intestin 4. En scaphandre, le détendeur fournit l'air à la pression du fond : les poumons gardent leur volume, mais ils contiennent d'autant plus d'air que l'on est profond. Tout cet air doit pouvoir sortir à la remontée.

Ainsi, chez un plongeur en apnée, 6 litres de gaz intrathoracique n'occupent plus que 2 litres à 20 mètres (3 bars) et 1,5 litre à 30 mètres (4 bars). À l'inverse, un pneumothorax de 1 litre formé à 30 mètres occuperait 4 litres en surface : une menace vitale. D'où la règle d'or : remonter lentement et ne jamais bloquer sa respiration.

2Un air plus dense

La densité du gaz respiré augmente avec la pression. Le travail respiratoire augmente et les débits (inspiratoires comme expiratoires, dont le VEMS) diminuent, d'autant plus que l'on est profond : à 30 mètres simulés en caisson, la ventilation maximale volontaire baisse de plus de 50 % 4 22.

3Les pressions partielles

La pression partielle de chaque gaz suit la pression ambiante : en surface, environ 0,79 bar d'azote et 0,21 bar d'oxygène ; à 10 mètres, le double. Davantage d'azote se dissout dans les tissus et doit ressortir à la remontée : s'il ressort trop vite, il forme des bulles, c'est l'accident de décompression 4. Il arrive même après une plongée qui a respecté la table ou l'ordinateur 23.

4Le détendeur

L'équipement ajoute un espace mort et des résistances à l'inspiration et à l'expiration. Le travail respiratoire augmente, les débits baissent et la fréquence respiratoire diminue. L'air de la bouteille est en outre froid 4 et sec 24, deux déclencheurs classiques du bronchospasme.

5L'immersion

La pression de l'eau comprime le thorax et l'abdomen et chasse le sang des membres vers le thorax (environ 700 mL chez l'adulte) : la compliance pulmonaire et la capacité vitale diminuent, le cœur droit se dilate, la diurèse augmente. Le froid produit un effet semblable 4 22.

6À long terme

Les plongeurs ont souvent des volumes pulmonaires plus grands que la normale, avec une CVF qui augmente plus que le VEMS. Chez des plongeurs professionnels norvégiens suivis trois ans (87 au départ, 81 à la fin), le VEMS moyen a un peu baissé, sans lien démontré avec la quantité de plongée 25. Les études plus récentes divergent 26 : chez 331 plongeurs militaires français suivis en moyenne 24 ans, la fonction respiratoire ne baisse pas avec le nombre de plongées 27.

En somme : plus de travail pour respirer, des débits plus faibles, un air froid et sec, une capacité vitale réduite. Chez un plongeur dont les bronches sont déjà irritables, la marge se réduit.

Les risques pour l'asthmatique

Ce que la théorie fait craindre

Crise sous l'eau

Air froid et sec du détendeur, effort, profondeur, stress : tout l'environnement de la plongée peut déclencher un bronchospasme 24 ; chez des plongeurs sains, le froid et la profondeur modifient déjà la fonction respiratoire après une seule plongée 28. Et sous l'eau, on ne peut pas prendre son spray.

Surpression pulmonaire

C'est la raison historique de l'interdiction. Une bronche fermée piège l'air dans les alvéoles ; à la remontée, cet air se dilate et déchire le poumon : pneumothorax, emphysème du médiastin, embolie gazeuse artérielle 21 24.

Capacité d'effort réduite

La plongée peut exiger un effort intense, dans un courant ou une situation imprévue 29. En freinant l'air dans les bronches, l'asthme abaisse la ventilation maximale, donc la capacité d'effort : il entame cette réserve 24.

Accident de décompression

Les enquêtes ne montrent pas d'excès net chez l'asthmatique ; une seule, en 1991, a trouvé un risque quatre fois plus élevé, avec un fort biais de sélection 30. Le mécanisme reste discuté.

Allergènes dans la bouteille

En 1999, un plongeur allergique à la pariétaire a fait une crise d'asthme grave sous l'eau : sa bouteille avait été gonflée par un compresseur sans filtre, qui avait aspiré du pollen 31 24.

Œdème pulmonaire d'immersion

Les poumons se remplissent de liquide pendant l'immersion : essoufflement, toux, crachats mousseux. De mieux en mieux reconnu, parfois grave 32 ; associé à l'asthme chez des nageurs, sans lien indépendant démontré 33.

Et pour tout plongeur, asthmatique ou non

Ces risques-là ne tiennent pas à l'asthme : chaque plongeur les affronte. Mais plusieurs passent eux aussi par la respiration, et l'asthmatique les rencontre avec des bronches qui laissent moins de marge.

1Le cœur, première cause médicale de décès

En Australie, 126 plongeurs en scaphandre sont morts entre 2001 et 2013. Chez 46 d'entre eux (37 %), une maladie, connue ou non, a pu contribuer à l'accident. Le cœur vient en tête : 32 décès (25 %) lui sont attribués, surtout la maladie coronaire et les troubles du rythme, et peut-être 6 autres, sans preuve suffisante. C'est la même proportion qu'aux États-Unis (26 %). Une maladie respiratoire a probablement contribué à 8 décès (6 %), dont 3 asthmes ; mais les asthmatiques ne sont pas plus nombreux dans cette série que parmi les plongeurs. Au moins 14 de ces plongeurs avaient été déclarés aptes dans l'année 34. Les auteurs demandent que les plongeurs les plus âgés soient évalués par un médecin ; les recommandations qu'ils citent prévoient un bilan cardiovasculaire à 45 ans chez l'homme et à 55 ans chez la femme 34.

Car la plongée peut exiger un effort intense : elle suppose un cœur et des poumons sans trouble important, et une capacité d'effort suffisante pour la plongée prévue 29.

2La noyade, issue de bien des malaises

Sous l'eau, ce qui étourdit, désoriente ou fait perdre connaissance peut finir en noyade : un malaise lié à une maladie dont les symptômes deviennent plus probables en profondeur 35, la narcose qui fausse le jugement, ou les convulsions dues à l'oxygène, qui y mènent en règle générale 36. Une crise d'asthme sous l'eau peut, elle aussi, mener à la panique et à la noyade 24.

Deux règles de prudence en découlent : ne jamais plonger seul, et ne prendre ni alcool, ni drogue, ni médicament sédatif avant de plonger, quelle qu'en soit la quantité : leurs effets en profondeur sont imprévisibles 29.

3Panique, fatigue, courant : le facteur humain

Le trouble panique et les phobies figurent parmi les contre-indications à la plongée 29. Les conditions qui épuisent ou désorientent sont à éviter : visibilité réduite, courant qui impose un effort excessif, eau froide, plongée en solo 29.

Pour l'asthmatique, l'enjeu est double : l'effort et le stress sont aussi des déclencheurs de la crise 24. D'où l'intérêt de convenir d'un signe avec son binôme, et de connaître la conduite à tenir quand un plongeur ne va pas bien (voir Conseils) 37.

4Le froid

L'hypothermie peut s'installer vite : elle émousse le jugement et la dextérité, et peut provoquer des troubles du rythme cardiaque mortels chez une personne prédisposée 29. L'eau froide augmente aussi le risque d'accident de décompression 23.

Le froid agit enfin sur la respiration : il accentue, comme l'immersion, l'afflux de sang dans le thorax, qui réduit la capacité vitale 4, et l'air de la bouteille arrive froid et sec dans les bronches. Pour la FFESSM, l'asthme déclenché par le froid est une contre-indication 5.

5Oreilles, sinus, dents, masque : les barotraumatismes

Le barotraumatisme de l'oreille est la lésion de plongée la plus fréquente, et le risque de barotraumatisme est maximal entre la surface et 10 mètres 38, là où la pression double.

L'oreille. À la descente, l'air de l'oreille moyenne se comprime. Sans équilibrage (déglutir, bâiller, souffler nez pincé), le tympan peut saigner ou se rompre. L'oreille interne peut aussi être touchée : vertiges, acouphènes ou baisse de l'audition imposent un avis médical en urgence : ORL, mais aussi centre hyperbare, car un accident de décompression de l'oreille interne donne les mêmes signes 39 23.

Les sinus. Surtout les sinus frontaux : douleur, parfois vive, à la descente ou à la remontée, parfois un saignement de nez 39.

Les dents et le masque. De l'air piégé près de la racine d'une dent infectée ou d'une obturation fait mal en plongée. Un masque qu'on oublie d'équilibrer à la descente (il suffit de souffler un peu par le nez dedans) peut laisser des bleus sur le visage et du sang dans le blanc des yeux 40. Ni bouchons d'oreille, ni lunettes de piscine : la pression derrière eux ne s'équilibre pas 39 40.

Pour l'allergique : on ne plonge pas le nez bouché, ni avec une rhinite allergique non contrôlée 39.

6L'accident de décompression

En profondeur, l'azote se dissout dans le sang et les tissus, d'autant plus que la pression est forte. À la remontée, il en ressort ; s'il ressort trop vite, et parfois même quand la table ou l'ordinateur ont été respectés, il forme des bulles, qui bouchent les vaisseaux, compriment les tissus et déclenchent inflammation et coagulation. Les formes légères touchent les articulations et la peau ; les graves, la moelle épinière, le cerveau, le cœur ou les poumons. Il survient dans environ 2 à 4 plongées de loisir sur 10 000 23.

  • Ce qui augmente le risque, pendant la plongée : une remontée rapide, l'eau froide, la fatigue, la déshydratation 23.
  • Après : l'effort, l'avion, la montée en altitude (route de col, lac de montagne). L'azote en excès reste dissous au moins 12 heures : les plongées d'une même journée s'additionnent 23.
  • Chez le plongeur : l'âge, l'obésité, un passage anormal de sang du cœur droit vers le cœur gauche (shunt) 23.
  • Ce qui protège : remonter à la vitesse indiquée par son ordinateur ou sa table (9 à 18 mètres par minute au plus selon les sources), faire un arrêt de sécurité (« palier de sécurité ») de 3 à 5 minutes vers 3 à 4 mètres, ne pas prendre l'avion dans les 12 heures après une plongée sans palier, ni dans les 18 à 24 heures après plusieurs plongées ou des plongées avec paliers 29.

Que faire ? Les signes apparaissent dans l'heure chez la moitié des victimes, dans les 6 heures chez 9 sur 10 23. Douleur d'une articulation, fourmillements, faiblesse, vertiges, gêne respiratoire ou grande fatigue après une plongée : oxygène au masque sans attendre et alerte (196 ou VHF canal 16 en mer, 15 ou 112 à terre), même si l'ordinateur a été respecté (voir Conseils) 23 37 41.

Chez l'asthmatique, les enquêtes ne montrent pas d'excès net (voir plus haut).

7La narcose à l'azote

Au-delà de 30 mètres à l'air, l'azote agit comme un anesthésique, à la manière du protoxyde d'azote. C'est « l'ivresse des profondeurs » : on pense et on bouge moins bien, l'humeur et le comportement changent, comme après avoir bu, et ce jugement faussé peut mener à la noyade. Au-delà d'environ 90 mètres, hallucinations et perte de connaissance sont possibles 36 ; en France, la plongée à l'air est de toute façon limitée à 60 mètres 10.

Elle se dissipe en remontant : le traitement est une remontée immédiate mais contrôlée. Pour les plongées très profondes, on remplace une partie de l'azote par de l'hélium, qui n'a pas cet effet 36.

8La toxicité de l'oxygène

Indispensable, l'oxygène devient toxique sous pression. Les seuils diffèrent selon les sources : le Manuel MSD situe les accidents au-delà d'une pression partielle de 1,3 à 1,4 bar, soit 52 à 57 mètres à l'air, et moins profond avec un nitrox, plus riche en oxygène 36 ; en France, le Code du sport fixe le maximum à 1,6 bar et limite l'air à 60 mètres 10. Avec un nitrox à 32 % d'oxygène, 1,6 bar est atteint dès 40 mètres.

La crise convulsive, avec perte de connaissance, peut survenir sans aucun signe d'alerte. Quand des signes la précèdent (secousses des lèvres ou du visage, malaise anxieux, vision en tunnel), il faut faire baisser sans délai la pression d'oxygène, donc remonter. L'effort, le froid et l'accumulation de gaz carbonique raccourcissent le délai avant la crise, plus court en immersion qu'en caisson 10. Sous l'eau, cette crise mène en règle générale à la noyade 36.

Les fortes pressions d'oxygène irritent aussi les bronches : les recommandations françaises de 2020 jugent souhaitable de ne pas y exposer un asthme non ou mal contrôlé 10.

9Gaz carbonique et monoxyde de carbone

Le gaz carbonique s'accumule quand on ventile mal : détendeur trop dur, combinaison trop serrée, effort excessif, grande profondeur. Il essouffle et assoupit ; dans les formes graves, il donne nausées, vertiges, maux de tête, confusion, voire une perte de connaissance. Des maux de tête fréquents après la plongée, ou une consommation d'air anormalement faible (signe qu'on respire trop peu, par exemple pour « économiser » son air), doivent y faire penser. Il se dissipe à la remontée : on remonte progressivement et on termine la plongée 36.

Le monoxyde de carbone vient de l'air de la bouteille : compresseur qui aspire près d'un pot d'échappement, ou huile surchauffée. Nausées, maux de tête, faiblesse, maladresse, troubles de la conscience. L'oxymètre de doigt reste normal et ne permet pas le diagnostic. Le traitement est l'oxygène à 100 % à haut débit, et le caisson se discute en cas de signes neurologiques 36. Un compresseur peut aussi aspirer des pollens, comme dans l'histoire de 1999 racontée plus haut 31 24.

10La faune marine

Méduses et anémones, certains mollusques, oursins et raies piquent ou mordent, parfois avec un venin. Toutes ces plaies peuvent s'infecter par des germes propres au milieu marin (Vibrio, Aeromonas, Mycobacterium marinum) : une plaie de plongée qui rougit ou traîne mérite d'être montrée à un médecin. Une morsure de requin se soigne comme un traumatisme grave 42.

Ce que disent les études

Des craintes plausibles, des preuves fragiles

Le verdict

Des signaux d'un risque accru, aucune preuve solide dans un sens ou dans l'autre.

Chez l'asthmatique qui remplit les critères d'aptitude, les études disponibles ne montrent pas d'excès de surpressions pulmonaires, d'embolies gazeuses ou d'accidents de décompression ; mais ce sont des questionnaires à faible taux de réponse et des séries rétrospectives, trop fragiles pour conclure à l'absence de risque 30. Aucune n'a suivi une grande cohorte de plongeurs asthmatiques face à des non-asthmatiques, et les revues récentes parlent d'un risque possiblement 43 44, voire probablement accru 45, sans pouvoir le chiffrer. Les rares données d'accidents, comme l'enquête de 1991, très biaisée, ne portent pas sur des asthmatiques sélectionnés selon les critères actuels.

L'absence de preuve ne vaut pas preuve d'innocuité. Les petites études de fonction respiratoire vont dans le sens de la prudence : chez des asthmatiques légers, une seule plongée, même peu profonde, peut faire un peu baisser les débits bronchiques 46 26.

Solidité des preuves

Enquêtes par questionnaire avec peu de répondants, séries rétrospectives, petites études de fonction respiratoire, presque toujours chez des asthmatiques légers : aucune étude n'a suivi une grande cohorte de plongeurs asthmatiques 43 24.

Et l'atopique sans asthme ?

Des bronches plus réactives, sans preuve d'accident

Deux petites études ont plongé des atopiques non asthmatiques à 50 mètres. Chez 9 plongeurs, la conductance bronchique baisse, contrairement aux non-atopiques 47. Chez 15 candidats plongeurs de la marine italienne, les bronches deviennent plus réactives à la méthacholine juste après la plongée, et reviennent presque à la normale 24 heures plus tard 48.

Ces petits effectifs ne permettent pas de parler de risque d'accident, mais justifient une vigilance : signaler toute gêne respiratoire nouvelle au médecin.

Quarante ans d'études, en un coup d'œil

plutôt rassurantplutôt inquiétantrepère ou nuance

1930

L'origine de l'interdiction

Dans les années 1930, la marine américaine rapporte des surpressions pulmonaires mortelles lors d'exercices de remontée d'urgence depuis des sous-marins. Toute maladie pulmonaire, asthme compris, devient une cause d'inaptitude 30.

1990

104 plongeurs asthmatiques, plus de 12 000 plongées

Chez des plongeurs asthmatiques ayant répondu à un questionnaire de magazine : un seul accident de décompression, ni pneumothorax ni embolie gazeuse déclarés ; 96 % disaient prendre un bronchodilatateur avant de plonger 49 30.

1991

Un accident de décompression pour 5 100 plongées

Un questionnaire envoyé à 75 000 lecteurs d'un magazine de plongée revient de 279 plongeurs asthmatiques (56 334 plongées) : le risque calculé est 4,2 fois celui d'une population non sélectionnée. Avec si peu de réponses, le biais de sélection est fort 30.

1994

Un risque jugé comparable, si l'asthme est calme

Un asthmatique dont la fonction respiratoire est normale au repos et peu réactive à l'effort ou au froid aurait un risque de surpression pulmonaire comparable à celui des autres plongeurs ; les auteurs soulignent que les données manquent 50.

1995

Deux embolies gazeuses en piscine

Entre 3,5 et 5,5 mètres de profondeur, chez deux asthmatiques qui n'avaient pas signalé leur maladie au médecin du certificat 51 30.

1999

Le pollen dans la bouteille

Crise d'asthme grave sous l'eau chez un plongeur allergique à la pariétaire, dont la bouteille avait été gonflée par un compresseur sans filtre 31 24.

2003

Des recommandations qui ouvrent la porte

La British Thoracic Society publie des critères permettant à des asthmatiques sélectionnés de plonger 4 ; la même année, la FFESSM publie des critères plus stricts, qui excluent encore tout traitement de fond 2.

2005

17 386 plongées sans accident grave

322 plongeurs d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse, dont 8,7 % d'asthmatiques souvent gênés et peu traités. Ceux qui avaient une maladie ou une gêne respiratoire totalisaient 17 386 plongées, sans accident grave déclaré 3.

2012

Même à 5 mètres, la respiration change

Après une seule plongée en piscine, le VEMS et le rapport VEMS/CVF baissent chez 22 plongeurs asthmatiques légers, pas chez 15 témoins. Aucun n'a eu de symptôme 46.

2014

La FFESSM lève l'obstacle du traitement de fond

Un asthme parfaitement contrôlé sous traitement est accepté : l'ancienne règle poussait à arrêter son traitement pour obtenir le certificat 2.

2016

Honduras : une étude en partie retirée

En mer tropicale (10 à 18 m), le débit de pointe baisse un peu après la plongée, asthmatiques ou non, et aucun plongeur n'a eu de symptôme 52. Après une relecture statistique indépendante, les auteurs ont eux-mêmes retiré les comparaisons entre asthmatiques et témoins (note publiée en décembre 2016) : la méthode ne convenait pas à ce type d'étude 53.

2017

Revue systématique : des signaux, peu de preuves

Sept études, 560 sujets : cinq rapportent davantage de lésions liées à la plongée chez l'asthmatique, deux aucune. Les auteurs parlent d'« indices » d'un risque accru 43.

2017

Plonger avec une maladie connue

268 plongeurs d'Asie-Pacifique déclarant une maladie, dont 40 asthmatiques, totalisent 183 069 plongées ; les incidents liés à leur maladie paraissent rares, et aucune crise d'asthme en plongée n'est signalée. Mais seul un tiers des plongeurs sollicités a donné des réponses exploitables 54.

2018

La revue à l'origine de ce site

65 articles : le bronchospasme en plongée est bien documenté ; les études épidémiologiques ne semblent pas montrer d'excès de surpressions, d'embolies ou d'accidents de décompression 30.

2020

Décès en Australie

Sur 126 décès en plongée (2001-2013), une maladie respiratoire est en cause dans 8, dont 3 asthmes ; les auteurs estiment que les asthmatiques n'y sont pas surreprésentés. Le cœur arrive en tête des maladies en cause 34.

2020

Sélectionner par le mannitol ?

Au Danemark, 41 candidats asthmatiques testés au mannitol : 68 % jugés aptes, certains après renforcement du traitement. Méthode non évaluée en plongée réelle, de l'aveu des auteurs 55.

2023

Même conclusion qu'en 2016

La même recherche systématique, reprise en 2022, aboutit à la même conclusion : un risque probablement accru, avec des données insuffisantes pour trancher pour un patient donné 45.

2024

Belgique : 140 133 plongées

Le risque d'hospitalisation ou de caisson est de 0,01 % par plongée. Les facteurs retenus sont les maladies ORL et les médicaments cardiovasculaires ; l'asthme n'en fait pas partie, mais il n'y avait que 5 asthmatiques sur 210 répondants : l'étude ne permet pas de conclure pour lui 56.

2026

Asthme et œdème pulmonaire d'immersion

Chez 2 375 nageurs suédois en eau libre, l'asthme est associé à l'œdème pulmonaire d'immersion (risque × 1,7), mais l'association disparaît une fois pris en compte les symptômes respiratoires récents. Chez des nageurs, pas des plongeurs 33.

Les recommandations

En France, puis dans le monde

France · FFESSM

Les critères d'aptitude

La commission médicale de la FFESSM autorise la plongée de loisir en scaphandre aux asthmatiques qui ont 13 :

  • un asthme léger, ou parfaitement contrôlé sous traitement ;
  • aucun antécédent de crise modérée à grave ou brutale ;
  • pas d'asthme d'effort ni au froid ;
  • une courbe débit-volume strictement normale : VEMS et CVF > 80 % de la théorique, VEMS/CVF > 75 %, DEM 25-75 > 70 %.

Contre-indications ajoutées par l'arbre décisionnel 5 :

  • plus de 6 crises par an ;
  • syndrome obstructif, « même mineur » ;
  • réversibilité significative au bêta-2 mimétique.

Dans la liste de juin 2025, l'asthme figure parmi les contre-indications « temporaires ou à évaluer » 12.

France · 2020

Les recommandations de bonne pratique

Publiées en juillet 2020 par la MEDSUBHYP et la Société française de médecine de l'exercice et du sport, elles sont plus précises que le protocole fédéral 10 :

  • asthme contrôlé, traitement de palier 1 ou 2, EFR normales avec test pharmacodynamique : pas de contre-indication ;
  • paliers 3 et 4 : contre-indiqués selon plusieurs auteurs qu'elles citent, sans donnée au palier 3 ; palier 5 : a priori incompatible ;
  • antileucotriènes (montélukast) : écartés, pour leurs effets indésirables psychiatriques ;
  • asthme au froid ou d'effort : contre-indication ;
  • tests de provocation bronchique : « pas d'intérêt » chez l'asthmatique contrôlé, sinon sur avis du spécialiste ;
  • après une crise peu sévère : au moins deux jours, et un débit de pointe ou un VEMS revenu dans la cible ;
  • enfant asthmatique, même contrôlé : pas avant 12 ans.

Ailleurs dans le monde

Toutes les sociétés acceptent l'asthmatique bien sélectionné ; elles divergent sur la manière de le sélectionner. Lecture : autorisé · exclu · sous condition · non précisé.

Critère FranceFFESSM 2014-2025, recos 2020 Royaume-UniUKDMC, algorithme 2024 AustralieSPUMS, 2025 InternationalDMSC-UHMS, 2023 Pays-BasPneumologues, 2021
Asthme léger ou contrôlé si avis du pneumologue et EFR normalesaprès DEP sur 2 semaines et test d'effortsi test de provocation négatifsi test d'effort négatifsi provocation indirecte négative
Traitement de fond palier 1-2 (recos 2020)jusqu'au palier 3 BTSpas de plafondà poursuivresi sans symptôme
Asthme sévère ou instable excluexcluexcluexcluexclu
Asthme d'effort, au froid, à l'émotion exclutraitement optimisé puis test d'effortexclu si provocation positiveexcluexclu (absolu)
Spirométrie exigée VEMS, CVF > 80 % ; VEMS/CVF > 75 % ; DEM 25-75 > 70 %VEMS, CVF, DEP > 80 % ; VEMS/CVF > 70 %VEMS, CVF, DEP ≥ 80 % ; VEMS/CVF ≥ 75 %pas de seuil ; légère obstruction tolérée si test d'effort normalVEMS ≥ 80 % ; VEMS/CVF ≥ 70 %
Test de provocation non exigéeffort, chute < 15 %indirect, recommandé si spirométrie normale, chute < 15 %effort ; inhalation jugée non standardiséeindirect, recommandé
Délai avant de replonger 48 h sans symptôme, jusqu'à 7 j après une criseDEP normal depuis 48 hpas de plongée symptomatiquepas de plongée symptomatique48 h sans secours
Enfant asthmatique pas avant 12 anspas d'âge fixéexclu de 10 à 15 ansnon préciséexclu jusqu'à 14 ans

Sources : France 13 5 10 ; Royaume-Uni 57 ; Australie 58 19 ; international 59 ; Pays-Bas 60 20.

Et la BTS 2003 ?

Le texte fondateur britannique n'a jamais été remplacé, mais la British Thoracic Society l'a classé dans ses archives 61. Ses critères restent cités partout : sans symptôme, spirométrie normale, test d'effort négatif, pas de symptôme ayant nécessité un bronchodilatateur dans les 48 heures 4.

Ce qui a bougé

Le Royaume-Uni n'exclut plus d'emblée l'asthme d'effort ou au froid : il le traite, puis le teste à l'effort 57. À l'inverse, l'Australie et les Pays-Bas ont fermé la porte aux enfants asthmatiques 19 20.

Plongée professionnelle

Les standards de l'EDTC (comité européen de la plongée professionnelle, 2024) n'acceptent qu'un asthme bien contrôlé au sens de GINA, au palier 1 ou 2, avec une fonction respiratoire normale et stable à l'effort 62.

Conseils pratiques

Avant, pendant, après la plongée

Avant

  • Prendre son traitement de fond tous les jours, sans l'arrêter « pour passer la visite » 2.
  • Débit de pointe le matin de la plongée : pas plus de 10 % sous sa meilleure valeur 4 10.
  • Faire gonfler sa bouteille par un compresseur filtré, surtout si l'on est allergique aux pollens 31.
  • Garder une bonne condition physique.
  • Pas de plongée avec des symptômes, un rhume, une infection ou une poussée allergique. Après une crise, même légère : au moins 48 heures sans symptôme, et jusqu'à 7 jours si nécessaire, avec un débit de pointe revenu à la normale 5. Une crise plus forte que d'habitude (urgences, cortisone en comprimés) remet le certificat en cause : revoir le médecin avant de replonger 14.
  • Pas de tabac : il aggrave l'asthme et complique son contrôle.

Pendant

  • Prévenir son binôme et son moniteur, et convenir d'un signe « je respire mal ».
  • Remonter lentement, surtout dans les derniers mètres 57.
  • Être plus prudent en eau froide, en profondeur, contre le courant ou en cas de stress : aucune limite officielle n'existe, la marge se réduit avec chacun de ces facteurs.
  • Ne jamais bloquer sa respiration à la remontée.

Après

  • Spray de secours à portée de main sur le bateau.
  • Après une gêne respiratoire ou l'usage du spray de secours : pas de nouvelle plongée tant que le débit de pointe n'est pas redevenu normal depuis 48 heures 57.
  • Besoin du spray avant chaque plongée ? Ce n'est pas une routine : c'est souvent un asthme d'effort ou mal contrôlé, à revoir avec le médecin.
  • Après un œdème pulmonaire d'immersion (essoufflement, toux, crachats mousseux ou rosés en plongée), les sociétés australienne et britannique déconseillent fortement de replonger ; toute reprise se décide avec un médecin de plongée 63.

Gêne respiratoire en plongée : la conduite à tenir

  1. Signaler, arrêter l'effortFaire le signe convenu au binôme ou au moniteur. Ne pas paniquer, ne pas lâcher le détendeur.
  2. Remonter en expirantÀ la vitesse de l'ordinateur, sans jamais bloquer sa respiration : l'air piégé derrière une bronche fermée se dilate à la remontée 4. Faire les paliers obligatoires si la gêne s'améliore ; sinon, remonter 37.
  3. Sur le bateauRetirer la combinaison, laisser le plongeur assis penché en avant, spray de secours. Toute gêne après une plongée peut être un accident de plongée : oxygène au masque à haute concentration, 15 L/min, sans attendre, et alerte : 196 ou VHF canal 16 en mer, 15 ou 112 à terre 37 41.
Le spray : combien de bouffées ? Une crise légère se traite par 4 bouffées de salbutamol, une par une, en secouant l'inhalateur avant chaque bouffée, avec une chambre d'inhalation si possible, à renouveler selon la réponse dans l'heure (GINA 2026, plus économe en doses que par le passé) 6. La SPLF (2021) prévoit, pour une crise sévère, 4 à 10 bouffées toutes les 20 minutes pendant la première heure 9. La règle de GINA qui réserve l'oxygène à une saturation inférieure à 92 % concerne la crise d'asthme hors plongée : après une plongée, l'oxygène se donne d'emblée.

Cas particuliers

Les questions qu'on nous pose

J'ai eu de l'asthme enfant, je n'ai plus rien

Toute notion d'asthme, même ancienne, passe par le pneumologue 5. Une spirométrie normale et l'absence de symptômes suffiront souvent à lever le doute.

Mon enfant est asthmatique : peut-il plonger ?

La plongée en scaphandre commence à 8 ans à la FFESSM, avec des profondeurs limitées selon l'âge : 6 mètres pour les brevets de bronze et d'argent, 12 mètres pour le plongeur d'or, et le niveau 1 à partir de 12 ans 18.

Pour l'enfant asthmatique, les recommandations françaises de 2020 ne recommandent pas la plongée avant 12 ans, même si l'asthme est contrôlé 10. L'Australie l'exclut de 10 à 15 ans, les Pays-Bas jusqu'à 14 ans 19 20. Le questionnaire de santé des mineurs ne dispense pas de certificat pour la plongée en scaphandre 64, et l'UCPA refuse en séjour de plongée tout mineur présentant une suspicion d'asthme 65.

Faut-il un certificat pour un baptême ?

Non : le certificat n'est exigé ni pour le baptême, ni pour le PE12, le Pass Découverte ou la première étoile de mer 14. Mais pas de certificat ne veut pas dire pas de contre-indication : un asthme non contrôlé, d'effort ou au froid, ou des symptômes du jour excluent aussi le baptême. Prévenir le moniteur.

Puis-je prendre mon spray avant de plonger ?

Les avis divergent. Le comité britannique le juge « peut-être une bonne idée » une demi-heure avant 57 ; la FFESSM ne se prononce pas. Aucune étude n'a mesuré le risque de trouble du rythme cardiaque en plongée ; à forte dose, le salbutamol peut en provoquer 6.

Surtout, un asthme qui a besoin du spray pour supporter l'effort de la plongée ressemble à un asthme d'effort, qui est une contre-indication en France. Parlez-en à votre médecin.

Et le montélukast (Singulair) ?

Les recommandations françaises de 2020 écartent les antileucotriènes chez le plongeur, en raison de leurs effets indésirables psychiatriques signalés par l'ANSM en 2020 10, et la norme européenne des plongeurs professionnels demande de les éviter ou de les surveiller 62. Le comité britannique, lui, les accepte 57.

Nitrox, recycleur, trimix ?

L'évaluation de l'asthmatique est la même, quel que soit le gaz ou l'appareil ; aucune étude ne porte sur l'asthmatique au nitrox ou au recycleur. Une nuance : les fortes pressions d'oxygène irritent les bronches, et les recommandations de 2020 jugent souhaitable de ne pas y exposer un asthme non ou mal contrôlé 10. Pour le trimix hypoxique, le certificat doit venir d'un médecin fédéral, d'un médecin titulaire d'un diplôme de médecine subaquatique ou d'un médecin du sport 14.

Je suis allergique, sans asthme

Pas de contre-indication liée à l'asthme ; en revanche, pas de plongée le nez bouché (oreilles et sinus). Deux petites études montrent que les bronches des plongeurs atopiques réagissent davantage juste après une plongée profonde, un effet passager dans l'une d'elles 47 48. Toute toux ou gêne respiratoire nouvelle doit être signalée au médecin.

Je plonge à l'étranger, avec PADI ou SSI

Ces organismes utilisent un questionnaire international. Depuis 2020, il demande un avis médical en cas d'asthme, de sifflements ou d'allergie grave dans les 12 derniers mois, s'ils limitent votre activité physique 66. Le guide du médecin examinateur préfère alors un test d'effort 59. Ces règles diffèrent des règles françaises. Même si ce questionnaire ne vous envoie pas chez le médecin, les risques restent les mêmes : ne partez pas plonger sans avoir été évalué, et emportez votre dernier compte rendu de spirométrie.

L'œdème pulmonaire d'immersion, c'est quoi ?

Un accident où les poumons se remplissent de liquide pendant l'immersion : essoufflement, toux, crachats mousseux ou rosés. De mieux en mieux reconnu en France, il est parfois grave : un centre de référence en a pris en charge 288 en 14 ans, sévères dans près d'un tiers des cas 32. Chez des nageurs en eau libre, l'asthme y est associé, mais l'association disparaît une fois pris en compte les symptômes respiratoires récents 33. Après un épisode, les sociétés australienne et britannique déconseillent fortement de reprendre la plongée en bouteille 63.

Et l'apnée ?

Ce site traite de la plongée en scaphandre ; la réflexion de la FFESSM sur l'asthme aussi 2. Pour l'apnée, demandez l'avis de votre médecin.

Combien y a-t-il d'asthmatiques ?

En France, environ 6 % des adultes ont un asthme actuel : 5,8 % dans la cohorte Constances (volontaires, 2013-2014) 7, 6 à 7 % selon Santé publique France 8. Dans le monde, environ 5,4 % des 5-69 ans avaient un asthme actuel en 2019 (intervalle de confiance 3,2 à 9 %) 67.

Existe-t-il d'autres tests que la spirométrie ?

Oui. La spirométrie mesure les bronches au repos ; or des bronches irritables peuvent être normales au repos et se fermer à l'effort, au froid ou à l'air sec. Les tests de provocation cherchent cette hyperréactivité : on provoque les bronches, puis on mesure de combien le VEMS chute.

On distingue deux familles. Le test à la méthacholine agit directement sur les bronches (voir plus bas). Les tests dits indirects (effort, hyperventilation à l'air sec, sérum salé hypertonique, mannitol) font libérer par les cellules des bronches les médiateurs de l'inflammation : ils sont plus spécifiques d'une inflammation bronchique en cours. L'effort et le sérum salé ont un avantage de plus : ils exposent le plongeur à ce qu'il rencontrera vraiment, puisque le détendeur peut projeter une fine brume d'eau de mer, c'est-à-dire de l'eau salée hypertonique. Et comme les corticoïdes inhalés réduisent l'hyperréactivité en quelques semaines, ces tests permettent aussi de juger l'effet du traitement 58.

Le test d'effort, le plus proche de la plongée

C'est le test que préfèrent le Royaume-Uni et le guide international du médecin examinateur 57 59. Le protocole britannique de 2024 : une montée de marche (test de Chester, où un métronome impose la cadence : niveau 4, puis niveau 5 pendant 5 minutes), sous contrôle de la fréquence cardiaque, idéalement en respirant l'air sec d'une bouteille de plongée ; puis une spirométrie à 5, 10, 15 et 30 minutes, comparée à celle d'avant l'effort 68. Le consensus américain qu'il cite demande de porter vite la fréquence cardiaque à 80-90 % du maximum et de l'y tenir 4 à 6 minutes 68. Une chute de moins de 15 % est rassurante 57.

Le test se fait au cabinet ou en laboratoire, jamais dehors : après une évaluation du risque, notamment cardiaque, avec un soignant formé à la réanimation, le matériel adapté et de quoi donner un bronchodilatateur 69.

Le même document rappelle ce qui rend un effort vraiment provocant : la course plutôt que le vélo, au moins cinq minutes, un air froid et sec, et tenir compte du dernier effort, car un effort récent peut fausser le test (période réfractaire) 68. En France aussi, la SPLF préfère le test d'effort à la méthacholine quand les symptômes surviennent seulement à l'effort 9.

L'hyperventilation à l'air sec

On fait respirer très vite un air sec : c'est mettre à l'épreuve, en concentré, la faiblesse que réveille l'air sec de la bouteille. L'Australie l'accepte parmi les tests indirects 58. Nous n'avons trouvé aucune étude qui l'évalue pour l'aptitude à la plongée, et les pneumologues néerlandais jugent sa valeur, face au test d'effort, « pas claire » 60.

Le sérum salé hypertonique

On fait inhaler un brouillard de sérum salé à 4,5 %. Avec le test d'effort, c'est celui que l'Australie met en avant, parce qu'il se rapproche de la brume d'eau de mer du détendeur 58. Le guide international, lui, le range parmi les tests par inhalation qu'il juge pas assez standardisés pour la plongée 59.

Le mannitol, indisponible en France

Une poudre inhalée à doses croissantes. Moins sensible que la méthacholine mais plus spécifique de l'asthme, il n'est pas disponible en France 9. Au Danemark, 41 candidats chez qui l'on soupçonnait un asthme ont été testés au mannitol avec un seuil plus strict, une chute de 10 % : 21 étaient aptes d'emblée, 7 autres après un traitement renforcé, soit 28 sur 41 (68 %). Les auteurs le reconnaissent : cette méthode n'a pas été comparée aux accidents réels 55.

La méthacholine, le test du diagnostic

En France, c'est le test que recommande la SPLF pour chercher un asthme quand la spirométrie est normale 9. Pour la plongée, il convainc moins : le guide international juge les tests par inhalation (histamine, sérum salé, méthacholine) pas assez standardisés pour juger un plongeur 59. La recommandation nationale danoise, citée par l'étude de Copenhague, l'accepte au même seuil de 10 % que le mannitol 55.

Qui demande quoi ?

  • France : la FFESSM n'exige pas de test de provocation : seule la courbe débit-volume est systématique, le reste est laissé à l'appréciation du clinicien 2. Les recommandations de 2020 jugent qu'il « n'a pas d'intérêt » chez l'asthmatique contrôlé, suivi par une courbe débit-volume avec test de réversibilité une à trois fois par an ; ailleurs, elles le réservent au spécialiste qui n'a pas pu conclure par l'interrogatoire, l'examen et les explorations fonctionnelles 10.
  • Australie : test recommandé en cas d'asthme, de sifflements ou de traitement dans les dix dernières années, ou de toux inexpliquée, lorsque la spirométrie est normale (anormale, elle fait déconseiller la plongée d'emblée). Une chute de plus de 15 %, ou un gain de plus de 15 % sous bronchodilatateur, fait déconseiller la plongée ; on peut refaire le test une fois l'asthme contrôlé 58.
  • Royaume-Uni : test d'effort, chute de moins de 15 % 57.
  • Pays-Bas : test indirect (vélo ou montée de marche) recommandé chez tout asthmatique ; positif sous traitement, il fait refuser l'aptitude, et l'on peut refaire le test après adaptation du traitement 60.
  • Questionnaire international (PADI, SSI) : le guide du médecin préfère le test d'effort 59.

Le tableau complet est dans Recommandations.

Sources

Chaque chiffre renvoie ici

Recommandations nationales et internationales, revues de la littérature et études originales. Chaque référence indique ce que nous en avons lu (texte intégral ou résumé) et quand.

  1. FFESSM, Commission médicale et de prévention nationale (CMPN). Pathologies et terrains particuliers à évaluer : asthme et plongée (conditions autorisant la pratique, modèle de courrier au pneumologue, texte des recommandations). Documents mis en ligne le 26 février 2021 ; texte des recommandations daté du 14 juin 2014. Texte intégral lu le 07/11/2026
  2. Lemmens B, Bervar J, Coëtmeur D, Nasr M, Zaegel M (FFESSM, CMPN). Asthme et plongée : texte des recommandations (argumentaire). 14 juin 2014. Texte intégral lu le 07/11/2026
  3. Tetzlaff K, Muth CM. Demographics and respiratory illness prevalence of sport scuba divers. Int J Sports Med 2005;26(7):607-10. doi : 10.1055/s-2004-821229 · PMID 16195996. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  4. British Thoracic Society Fitness to Dive Group, Subgroup of the British Thoracic Society Standards of Care Committee. British Thoracic Society guidelines on respiratory aspects of fitness for diving. Thorax 2003;58(1):3-13. doi : 10.1136/thorax.58.1.3 · PMID 12511710. Texte intégral lu le 07/11/2026
  5. FFESSM, CMPN. Asthme et plongée : conditions autorisant la pratique de la plongée (arbre décisionnel). Mis en ligne le 26 février 2021. Texte intégral lu le 07/11/2026
  6. Global Initiative for Asthma (GINA). Global Strategy for Asthma Management and Prevention, 2026 Strategy Report. Mai 2026. Sections utiles lues le 07/11/2026
  7. Delmas MC, Bénézet L, Ribet C et al. [Prevalence of asthma among adults in France, data from the Constances cohort study]. Rev Mal Respir 2021;38(8):797-806. doi : 10.1016/j.rmr.2021.05.007 · PMID 34099358. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  8. Santé publique France. L’asthme en France : synthèse des données épidémiologiques descriptives. Mise à jour du 6 septembre 2019. Texte intégral lu le 07/11/2026
  9. Raherison-Semjen C, Guilleminault L, Billiart I et al. Mise à jour des recommandations (2021) pour la prise en charge et le suivi des patients asthmatiques adultes sous l’égide de la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et de la Société pédiatrique de pneumologie et allergologie (SP2A). Version courte. Rev Mal Respir 2021;38:e1-e13 (version longue : 38:1048-83). doi : 10.1016/j.rmr.2021.08.004. Sections utiles lues le 07/11/2026
  10. MEDSUBHYP et Société française de médecine de l’exercice et du sport (SFMES). Recommandations de bonne pratique pour le suivi médical des pratiquants d’activités subaquatiques sportives et de loisir. 1re édition, juillet 2020. Chapitres « asthme » et « enfant » lus le 07/11/2026
  11. Code du sport. Articles L231-2-3 (certificat de moins d’un an), D231-1-5 (disciplines à contraintes particulières, dont la plongée subaquatique) et A231-1 (examen médical spécifique). Version consolidée du 8 octobre 2026. Articles lus le 07/11/2026
  12. FFESSM, CMPN. Liste indicative des contre-indications à la plongée en scaphandre autonome. Version juin 2025. Texte intégral lu le 07/11/2026
  13. FFESSM, CMPN. Asthme et plongée : modèle de courrier pour le pneumologue. Mis en ligne le 26 février 2021. Texte intégral lu le 07/11/2026
  14. FFESSM. Règlement médical fédéral. Voté en 2025. Texte intégral lu le 07/11/2026
  15. FFESSM. Le certificat médical (modèle de certificat d’absence de contre-indication). Modèle version juin 2026. Texte intégral lu le 07/11/2026
  16. Stanojevic S, Kaminsky DA, Miller MR et al. ERS/ATS technical standard on interpretive strategies for routine lung function tests. Eur Respir J 2022;60(1). doi : 10.1183/13993003.01499-2021 · PMID 34949706. Texte intégral lu le 07/11/2026 (manuscrit accepté)
  17. Wingelaar TT, van Ooij PA, Endert EL. The lower limit for FEV(1)/FVC in dive medical assessments: a retrospective study. Diving Hyperb Med 2021;51(4):368-372. doi : 10.28920/dhm51.4.368-372 · PMID 34897602. Texte intégral lu le 07/11/2026
  18. FFESSM, Commission technique nationale. Manuel de formation technique : cursus jeunes bulles, jeunes plongeurs, adolescents. Version juin 2026. Pages 1 à 5 lues le 07/11/2026
  19. Elliott E, Smart D, Lippmann J et al. South Pacific Underwater Medicine Society (SPUMS) position statement regarding paediatric and adolescent diving. Diving Hyperb Med 2024;54(4):338-343. doi : 10.28920/dhm54.4.338-343 · PMID 39675742. Texte intégral lu le 07/11/2026
  20. Nederlandse Vereniging voor Duikgeneeskunde (NVD). Standpunt kinderen en duiken. 2020. Texte intégral lu le 07/11/2026
  21. Russi EW. Diving and the risk of barotrauma. Thorax 1998;53(Suppl 2):S20-4. doi : 10.1136/thx.53.2008.s20 · PMID 10193343. Texte intégral lu le 07/11/2026
  22. Tetzlaff K, Thorsen E. Breathing at depth: physiologic and clinical aspects of diving while breathing compressed gas. Clin Chest Med 2005;26(3):355-80, v. doi : 10.1016/j.ccm.2005.05.001 · PMID 16140132. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  23. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Maladie de décompression. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  24. Adir Y, Bove AA. Can asthmatic subjects dive? Eur Respir Rev 2016;25(140):214-20. doi : 10.1183/16000617.0006-2016 · PMID 27246598. Texte intégral lu le 07/11/2026
  25. Skogstad M, Thorsen E, Haldorsen T. Lung function over the first 3 years of a professional diving career. Occup Environ Med 2000;57(6):390-5. doi : 10.1136/oem.57.6.390 · PMID 10810128. Texte intégral lu le 07/11/2026
  26. Tetzlaff K, Thomas PS. Short- and long-term effects of diving on pulmonary function. Eur Respir Rev 2017;26(143):160097. doi : 10.1183/16000617.0097-2016 · PMID 28356403. Texte intégral lu le 07/11/2026
  27. Ulm J, Blatteau JE, Aigle L et al. Impact of Self-Contained Underwater Breathing Apparatus Diving on French Military Divers' Lung Function: A Retrospective Cohort. CHEST Pulm 2025;3(4):100158. doi : 10.1016/j.chpulm.2025.100158 · PMID 42548509. Méthodes et résultats lus le 07/11/2026
  28. Tetzlaff K, Friege L, Koch A et al. Effects of ambient cold and depth on lung function in humans after a single scuba dive. Eur J Appl Physiol 2001;85(1-2):125-9. doi : 10.1007/s004210100421 · PMID 11513305. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  29. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Précautions en plongée sous-marine et prévention des accidents de plongée. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  30. Muller A, Rochoy M. Plongée sous-marine et asthme : revue de littérature. Rev Pneumol Clin 2018;74(6):416-26. doi : 10.1016/j.pneumo.2018.10.002 · PMID 30442511. Texte intégral lu le 07/11/2026
  31. D'Amato G, Noschese P, Russo M. Pollen asthma in the deep. J Allergy Clin Immunol 1999;104(3 Pt 1):710. doi : 10.1016/s0091-6749(99)70350-7 · PMID 10482854. Lettre payante, sans résumé ; décrite d'après Adir et Bove 2016
  32. Kociuba M, Morin J, Marchi J et al. Clinical severity of immersion pulmonary edema: A 14-year cohort study. Am J Emerg Med 2026;110:103-110. doi : 10.1016/j.ajem.2026.08.017 · PMID 42624046. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  33. Kristiansson L, Seiler C, Braman Eriksson A et al. Suggested Novel Risk Factors for Swimming-Induced Pulmonary Edema: Asthma and Limited Open Water Swimming Experience. Chest 2026;170(2):477-487. doi : 10.1016/j.chest.2026.02.039 · PMID 41903839. Texte intégral lu en grande partie le 07/11/2026
  34. Lippmann J, Taylor DM. Medical conditions in scuba diving fatality victims in Australia, 2001 to 2013. Diving Hyperb Med 2020;50(2):98-104. doi : 10.28920/dhm50.2.98-104 · PMID 32557410. Texte intégral lu le 07/11/2026
  35. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Revue générale des accidents de plongée sous-marine. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  36. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Intoxication gazeuse en plongée sous-marine (oxygène, narcose à l'azote, gaz carbonique, monoxyde de carbone). Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  37. FFESSM, Commission médicale (CMPN) et Commission technique (CTN). Que faire si votre binôme (ou un plongeur) ne va pas bien pendant la plongée ? Juillet 2025. Texte intégral lu le 07/11/2026
  38. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Revue générale des barotraumatismes. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  39. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Barotraumatisme de l'oreille et des sinus. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  40. Moon RE (Duke University Medical Center), relu par Birnbaumer DM. Barotraumatisme dentaire, de masque et oculaire. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet juin 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  41. FFESSM. Alerter les secours en mer : 196 ou VHF canal 16 (CROSS). Fiche FFESSM. Texte intégral lu le 07/11/2026
  42. Barish RA, Arnold T, relu par Birnbaumer DM. Revue générale des morsures et piqûres d'animaux marins. Le Manuel MSD, édition professionnelle en français, examen complet janvier 2025. Texte intégral lu le 08/11/2026
  43. Ustrup AS, Ulrik CS. Are recreational SCUBA divers with asthma at increased risk? J Asthma 2017;54(8):784-791. doi : 10.1080/02770903.2016.1263861 · PMID 27905823. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  44. Gore MD, Dixon G, Stanton AE. Is it safe to SCUBA dive with asthma? Expert Rev Respir Med 2019;13(11):1069-1077. doi : 10.1080/17476348.2019.1666003 · PMID 31509025. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  45. Ledford DK. Self-contained underwater breathing apparatus diving and asthma: Where are we in 2023? Ann Allergy Asthma Immunol 2023;130(4):463-469. doi : 10.1016/j.anai.2023.01.023 · PMID 36801439. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  46. Ivkovic D, Markovic M, Todorovic BS et al. Effect of a single pool dive on pulmonary function in asthmatic and non-asthmatic divers. Diving Hyperb Med 2012;42(2):72-7. PMID 22828813. Texte intégral lu le 07/11/2026
  47. Tetzlaff K, Staschen CM, Struck N et al. Respiratory effects of a single dive to 50 meters in sport divers with asymptomatic respiratory atopy. Int J Sports Med 2001;22(2):85-9. doi : 10.1055/s-2001-11336 · PMID 11281622. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  48. Cirillo I, Vizzaccaro A, Crimi E. Airway reactivity and diving in healthy and atopic subjects. Med Sci Sports Exerc 2003;35(9):1493-8. doi : 10.1249/01.MSS.0000084424.67486.5B · PMID 12972867. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  49. Farrell PJ, Glanvill P. Diving practices of scuba divers with asthma. BMJ 1990;300(6718):166. doi : 10.1136/bmj.300.6718.166 · PMID 2105799. Lettre non accessible automatiquement (PDF protégé) ; décrite d'après la revue de 2018
  50. Neuman TS, Bove AA, O'Connor RD et al. Asthma and diving. Ann Allergy 1994;73(4):344-50. PMID 7944003. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  51. Weiss LD, Van Meter KW. Cerebral air embolism in asthmatic scuba divers in a swimming pool. Chest 1995;107(6):1653-4. doi : 10.1378/chest.107.6.1653 · PMID 7781362. Texte intégral payant, non accessible ; résumé lu le 07/11/2026
  52. Lawrence CH, Chen IY. The effect of scuba diving on airflow obstruction in divers with asthma. Diving Hyperb Med 2016;46(1):11-4. PMID 27044456. Comparaisons de sous-groupes retirées par les auteurs en décembre 2016 (voir la rétractation partielle). Texte intégral lu le 07/11/2026
  53. Lawrence CH, Chen IY. Partial retraction of Lawrence CHD, Chen IYD. The effect of scuba diving on airflow obstruction in divers with asthma. Diving and Hyperbaric Medicine. 2016 March;46(1):11-14. Diving Hyperb Med 2016;46(4):262. PMID 27966207. Texte intégral lu le 07/11/2026
  54. Lippmann J, McD Taylor D, Stevenson C et al. Diving with pre-existing medical conditions. Diving Hyperb Med 2017;47(3):180-190. doi : 10.28920/dhm47.3.180-190 · PMID 28868599. Texte intégral lu le 07/11/2026
  55. Ustrup A, Pedersen SK, Suppli Ulrik C. Assessment of fitness for recreational scuba diving in candidates with asthma: a pilot study. BMJ Open Sport Exerc Med 2020;6(1):e000624. doi : 10.1136/bmjsem-2019-000624 · PMID 32095266. Texte intégral lu le 07/11/2026
  56. Tournoy KG, Vandebotermet M, Neuville P et al. Modelling the risk factors for accidents in recreational divers: results from a cross-sectional evaluation in Belgium. Diving Hyperb Med 2024;54(4):287-295. doi : 10.28920/dhm54.4.287-295 · PMID 39675736. Texte intégral lu le 07/11/2026
  57. UK Diving Medical Committee (UKDMC). Asthma (page d’information) et Asthmatic Diver Algorithm. Algorithme révisé le 17 août 2024. Page et algorithme lus le 07/11/2026
  58. South Pacific Underwater Medicine Society (SPUMS). The SPUMS diving medical 2025: guidelines on medical risk assessment for recreational diving (annexe « Suggested assessment for the diver with asthma »). 6e édition, septembre 2025. Texte intégral lu le 07/11/2026
  59. Diver Medical Screen Committee. Diving Medical Guidance (guide destiné au médecin examinateur). Version du 31 mai 2023. Chapitre pulmonaire lu le 07/11/2026
  60. NVALT, section de physiologie pulmonaire (Pays-Bas). Position paper : Ademhaling onder bijzondere omstandigheden – duiken, vliegen en hoogte. 15 février 2021. Texte intégral lu le 07/11/2026
  61. British Thoracic Society. Guideline Archive (la recommandation de 2003 sur la plongée y est classée « Archived »). Page consultée le 07/11/2026. Texte intégral lu le 07/11/2026
  62. European Diving Technology Committee (EDTC). Fitness to Dive Standards: medical assessment for work under pressure (plongée professionnelle). 2e édition, décembre 2024. Texte intégral lu le 07/11/2026
  63. Banham N, Smart D, Wilmshurst P et al. Joint position statement on immersion pulmonary oedema and diving from the South Pacific Underwater Medicine Society (SPUMS) and the United Kingdom Diving Medical Committee (UKDMC) 2024. Diving Hyperb Med 2024;54(4):344-349. doi : 10.28920/dhm54.4.344-349 · PMID 39675743. Texte intégral lu le 07/11/2026
  64. FFESSM, CMPN. Questionnaire de santé pour les jeunes. 2 août 2021. Texte intégral lu le 07/11/2026
  65. UCPA. Certificat médical de non-contre-indication à la plongée en scaphandre, séjours mineurs. 2026. Texte intégral lu le 07/11/2026
  66. Diver Medical Screen Committee (UHMS, DAN, DAN Europe, UC San Diego). Diver Medical Participant Questionnaire (questionnaire médical du plongeur, utilisé par PADI et SSI). Version du 1er janvier 2026, en anglais et en français. Texte intégral lu le 07/11/2026
  67. Song P, Adeloye D, Salim H et al. Global, regional, and national prevalence of asthma in 2019: a systematic analysis and modelling study. J Glob Health 2022;12:04052. doi : 10.7189/jogh.12.04052 · PMID 35765786. Texte intégral lu le 07/11/2026
  68. UK Diving Medical Committee (UKDMC). Asthma & Diving Exercise test. Révisé le 18 août 2024. Texte intégral lu le 08/11/2026
  69. UK Diving Medical Committee (UKDMC). Risk Assessment for Exercise Testing. Révisé le 18 août 2024. Texte intégral lu le 08/11/2026
  70. Muller A. Asthme et plongée sous-marine : création et évaluation d’un site internet destiné aux médecins, aux asthmatiques et aux moniteurs de plongée. Thèse de médecine, Université de Lille, soutenue le 2 avril 2019. Texte intégral lu le 07/11/2026
  71. Rochoy M, Muller A, Pelayo S, Bailleux B, Hedouin V, Girard J. Asthme et plongée sous-marine : création et évaluation d’un site internet (à destination des médecins, plongeurs asthmatiques et moniteurs de plongée). Rev Mal Respir 2021;38(1):22-33. doi : 10.1016/j.rmr.2020.11.008 · PMID 33455823. Texte intégral lu le 07/11/2026 (manuscrit révisé ; résumé publié identique)
Lexique des abréviations
BTS
British Thoracic Society
CACI
Certificat d'absence de contre-indication
CMPN
Commission médicale et de prévention nationale de la FFESSM
CVF
Capacité vitale forcée
DEM 25-75
Débit expiratoire maximal entre 25 et 75 % de la capacité vitale
DEP
Débit expiratoire de pointe (« peak flow »)
DMSC
Diver Medical Screen Committee (questionnaire médical international)
EFR
Explorations fonctionnelles respiratoires
FFESSM
Fédération française d'études et de sports sous-marins
GINA
Global Initiative for Asthma
MEDSUBHYP
Société de physiologie et de médecine subaquatiques et hyperbares de langue française
PADI, SSI
Organismes internationaux de formation à la plongée
SFMES
Société française de médecine de l'exercice et du sport
SPLF
Société de pneumologie de langue française
SPUMS
South Pacific Underwater Medicine Society (Australie, Nouvelle-Zélande)
UHMS
Undersea and Hyperbaric Medical Society (États-Unis)
UKDMC
UK Diving Medical Committee (Royaume-Uni)
VEMS
Volume expiratoire maximal par seconde
Mentions légales et données personnelles

Éditeur et directeur de la publication : Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste, Outreau (Pas-de-Calais), rochoy.fr. Site créé en 2018 avec Alexandre Muller, alors interne de médecine générale.

Hébergeur : OVH SAS, société par actions simplifiée au capital de 50 000 000 €, RCS Lille Métropole 424 761 419, 2 rue Kellermann, 59100 Roubaix, France.

Contenus : ce site informe ; il ne remplace pas une consultation et ne donne pas d'avis médical personnel. Chaque affirmation renvoie à sa source. La version de 2026 a été révisée et remise en forme avec l'aide d'une intelligence artificielle (Claude, d'Anthropic), à partir des sources citées.

Données personnelles : pas de compte, pas de formulaire, pas de cookie, pas de publicité, aucun service extérieur (les polices de caractères sont servies par le site lui-même). Les réponses au questionnaire « Puis-je plonger ? » sont calculées dans votre navigateur et ne sont envoyées nulle part.

Mesure d'audience : le site compte ses pages vues, sans cookie et sans service extérieur. À chaque affichage, il note sur son propre serveur la page (et la section d'arrivée si l'adresse en vise une), le jour, le site d'où vous venez (son nom seul, par exemple « google.com »), le type d'appareil (téléphone ou ordinateur) et un code de visiteur valable une seule journée. Ce code est calculé à partir de votre adresse IP et de votre navigateur, brouillés avec une clé tirée au hasard chaque jour et détruite le lendemain : votre adresse IP n'est jamais enregistrée, et l'on ne peut ni vous reconnaître d'un jour à l'autre ni vous suivre sur un autre site. Le détail d'une journée est résumé en simples comptes puis effacé le lendemain ; ces comptes sont gardés 25 mois au plus, consultés par l'éditeur seul, jamais transmis. Cette mesure suit les conditions de la CNIL pour les outils de mesure d'audience dispensés de consentement. Pour ne pas être compté, activez dans votre navigateur « Global Privacy Control » ou « Ne pas me pister » : le site le respecte.

Hébergement : OVH enregistre des journaux techniques (adresse IP, page demandée, date et heure) pour la sécurité et le fonctionnement du serveur ; l'éditeur ne s'en sert pas pour suivre les visiteurs.